Nouvelles pièces.                   9 5
1670. — 15 avril.
E tat de la dépenfe pour le divertiffement de Cham­bord1 et pour le dernier ballet recommencé à Saint-Germain-en-Laye, par le commandement de Sa Majefté, depuis le 26e février jufques au 9- mars 1670.
A Fortier, tailleur, la fomme de mil foixante-neuf livres onze fols, favoir pour le louage de foixante et quatorze habits, à raifon de cent fols l'habit pour chaque repréfentation fuivant le prix accoutumé; deux repréfentations font 740 livres ; foixante-fix livres pour l'habit de la damoifelle Vauriot -, prix fait, et deux cent foixante-trois livres onze fois, pour fés fournitures de cravates, caleçons, écharpes et autres chofes néceffaires aux deux divertiffemens, modérées au prix ordinaire. Toutes lefdites fommes revenant, fuivant fés parties, à celle de. . 1069 --vr-s 1 ! fois.
A Baraillon 5, la fomme de quinze cent foixante et
i. Le divertissement de Chambord veut dire : pour avoir repré­senté à Saint-Germain-en-Laye le divertissement déjà joué à Cham­bord, c'est-à-dire Monsieur de Pourceaugnac.
2. Cette demoiselle Vauriot me paraît être la cantatrice qui por­tait, au théâtre, le nom de M'k Hilaire.
5. Jean Baraillon, tailleur de la troupe de Molière, épousa, en 1672, une sœur de mère de Mllc de Brie. Son contrat de mariage, où il est qualifié de tailleur ordinaire pour les ballets de Sa Majesté ct maître tailleur d'habits à Paris, rue Saint-Honoré, avec Jeanne-Françoise Brouard, majeure, fille de feu Jean Brouard, l'un des